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Première vidéo à chaud du spectacle QU'ON VIVE! Réalisation : YAG

3 Février 2014, 08:48am

Publié par Compagnie Chiloé

Réalisation de la vidéo - http://www.artsexpos.net/

Première vidéo à chaud du spectacle QU'ON VIVE! Réalisation : YAG

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Les répétitions Qu'on vive battent leur plein !

14 Janvier 2014, 13:33pm

Publié par Audrey Perez

Les répétitions Qu'on vive battent leur plein !

Depuis le 9 janvier 2014, les répétitions du spectacle « Qu’on vive » battent leur plein !

Chaque jour Lydia, Édith, Michel, Éric, Mickael, Marie-Jeanne et Bernadette s’approprient les poèmes de Valérie Rouzeau, « ses mots des autres » comme elle les surnomment.

Notre boutique 24 rue Mulsant se métamorphose petit-à-petit par le découpage d’une ligne courbe nous projetant progressivement dans l’espace scénique de la yourte.

Sous la forme de différentes petites scénettes rythmées, Isabelle Paquet s’emploie progressivement à mettre en scène et en geste les récits de ces repas en collaboration avec Agnès Trédé, comédienne qui sera le fil rouge de ce spectacle.

Au cœur de la rue Mulsant de 14h00 à 22h00, les habitants s’entrainent à l’incarnation de chacun des mots de ce receuil. C’est aussi l’occassion de partager tous ensemble un repas chaque soir chez Angèle au petit quin quin.

Marc Bonnetin quant à lui nous dévoile au fur et à mesure l’ensemble de ses parcours visuels, qui viendront alimenter la richesse textuelle, gestuelle et scénique de ce spectacle, accompagné d’une boucle sonore composée de différents fragments de repas.

« Je vis le dernier moment comme si j’étais un vecteur de mots traversés par d’autres bouches, l’écho de ce qui s’est joué précédemment aussi bien sur le plan visuel que sonore. Une sorte de restitution à minima. » Agnès Trédé

Agnès Trédé

Elle se forme au théâtre par le biais de stages et d’ateliers (Yves Pignot, Steve Kalfa, J.Pierre Rossefelder, Antoine Caubet, Shiro Daimon et Arlette Desmots) et au clown avec H.Langlois D.Chevalier et Sébastien Cherval.

Elle fonde la Cie L’Energumène en 1994 comme un espace d’expérimentation, et de création collective. En complicité avec Frank Ravail, elle s’attache à l’adaptation à la scène de textes non théâtraux. Elle appréhende ainsi les écritures de Novarina, Woolf, Jabès, Celan, MacNair...

Puis en étroite collaboration avec Delphine Zucker elle explore le clown, ce qui donne lieu à plusieurs spectacles à destination du jeune public regroupés sous le titre générique "Les expérimentations de Mirabelle."

Particulièrement intéressée par les écritures contemporaines, elle joue Jon Fosse, Thomas Bernhard, Arne Lygre, Jean-Luc.Lagarce, Daniel Keene, P.Combenegre...au cours de ces divers compagnonnages avec Ekphrasis (dont elle est une fidèle), Les Silènes, Tetral, Chiloe, la Compagnie du lendemain, ect

Les répétitions Qu'on vive battent leur plein !

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Article paru dans l'Essor

13 Janvier 2014, 10:44am

Publié par Audrey Perez

Article paru dans l'Essor

Béatrice Bonnamour, n°1 de janvier 2014.

Article paru dans l'Essor

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Article paru dans Vivre à Roanne Magazine

13 Janvier 2014, 10:27am

Publié par Audrey Perez

Article paru dans Vivre à Roanne Magazine

Carine Montagnier, janvier 2014.

Article paru dans Vivre à Roanne Magazine

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C'est dans les vieilles marmites... Qu'on fait les meilleures soupes !"

13 Janvier 2014, 10:22am

Publié par Audrey Perez

C'est dans les vieilles marmites... Qu'on fait les meilleures soupes !"

Vendredi 20 décembre 2013, nous étions au Club Paul Vernay.

Invitée par Joëlle Duron directrice de l'établissement, Chiloé a partagé un bon repas auprès de Maguy, d'Yvonne, de Marie-Thérèse, d'Yvette, de Suzanne et de Frédéric Rizzi, photographe à la ville de Roanne venu immortaliser ces échanges.

François FABIÉ (1846-1928)

Les genêts

Les genêts, doucement balancés par la brise,
Sur les vastes plateaux font une boule d'or ;
Et tandis que le pâtre à leur ombre s'endort,
Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;

Cette fleur qui le fait rêver d'amour, le soir,
Quand il roule du haut des monts vers les étables,
Et qu'il croise en chemin les grands boeufs vénérables
Dont les doux beuglements appellent l'abreuvoir ;

cette fleur toute d'or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie...

Certes, j'aime les prés où chantent les grillons,
Et la vigne pendue aux flancs de la colline,
Et les champs de bleuets sur qui le blé s'incline,
Comme sur des yeux bleus tombent des cheveux blonds.

Mais je préfère aux prés fleuris, aux grasses plaines,
Aux coteaux où la vigne étend ses pampres verts,
Les sauvages sommets de genêts recouverts,
Qui font au vent d'été de si fauves haleines.

*
* *

Vous en souvenez-vous, genêts de mon pays,
Des petits écoliers aux cheveux en broussailles
Qui s'enfonçaient sous vos rameaux comme des cailles,
Troublant dans leur sommeil les lapins ébahis ?

Comme l'herbe était fraîche à l'abri de vos tiges !
Comme on s'y trouvait bien, sur le dos allongé,
Dans le thym qui faisait, aux sauges mélangé,
Un parfum enivrant à donner des vertiges !

Et quelle émotion lorsqu'un léger froufrou
Annonçait la fauvette apportant la pâture,
Et qu'en bien l'épiant on trouvait d'aventure
Son nid plein d'oiseaux nus et qui tendaient le cou !

Quel bonheur, quand le givre avait garni de perles
Vos fins rameaux émus qui sifflaient dans le vent,
- Précoces braconniers, - de revenir souvent
Tendre en vos corridors des lacets pour les merles.

*
* *

Mais il fallut quitter les genêts et les monts,
S'en aller au collège étudier des livres,
Et sentir, loin de l'air natal qui vous rend ivres,
S'engourdir ses jarrets et siffler ses poumons ;

Passer de longs hivers dans des salles bien closes,
A regarder la neige à travers les carreaux,
Éternuant dans des auteurs petits et gros,
Et soupirant après les oiseaux et les roses ;

Et, l'été, se haussant sur son banc d'écolier,
Comme un forçat qui, tout en ramant, tend sa chaîne,
Pour sentir si le vent de la lande prochaine
Ne vous apporte pas le parfum familier.

*
* *

Enfin, la grille s'ouvre ! on retourne au village ;
Ainsi que les genêts notre âme est tout en fleurs,
Et dans les houx remplis de vieux merles siffleurs,
On sent un air plus pur qui vous souffle au visage.

On retrouve l'enfant blonde avec qui cent fois
On a jadis couru la forêt et la lande ;
Elle n'a point changé, - sinon qu'elle est plus grande,
Que ses yeux sont plus doux et plus douce sa voix.

" Revenons aux genêts ! - Je le veux bien ? " dit-elle.
Et l'on va côte à côte, en causant, tout troublés
Par le souffle inconnu qui passe sur les blés,
Par le chant d'une source ou par le bruit d'une aile.

Les genêts ont grandi, mais pourtant moins que nous ;
Il faut nous bien baisser pour passer sous leurs branches,
Encore accroche-t-elle un peu ses coiffes blanches ;
Quant à moi, je me mets simplement à genoux.

Et nous parlons des temps lointains, des courses folles,
Des nids ravis ensemble, et de ces riens charmants
Qui paraissent toujours si beaux aux coeurs aimants
Parce que les regards soulignent les paroles.

Puis le silence ; puis la rougeur des aveux,
Et le sein qui palpite, et la main qui tressaille,
Au loin un tendre appel de ramier ou de caille...
Comme le serpolet sent bon dans les cheveux !

Et les fleurs des genêts nous font un diadème ;
Et, par l'écartement des branches, haut dans l'air.
Paraît comme un point noir l'alouette au chant clair
Qui, de l'azur, bénit le coin d'ombre où l'on aime !...

Ah ! de ces jours lointains, si lointains et si doux,
De ces jours dont un seul vaut une vie entière,
- Et de la blonde enfant qui dort au cimetière, -
Genêts de mon pays, vous en souvenez-vous ?

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/francois_fabie/les_genets.html

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"Qu'on vive !"

7 Janvier 2014, 12:24pm

Publié par Audrey Perez

"Qu'on vive !"

Le projet

Résidence artistique mêlant différents arts (poésie, photographie et théâtre), l’histoire s’est écrite sur une période de quatre mois (d’octobre 2013 à janvier 2014) dans le quartier Mulsant à Roanne. Elle commence dans une boutique (un ancien kebab) et finit sous une yourte au milieu du quartier puis dans le centre ville.

Les habitants ont accueilli chaleureusement les artistes, chacun a accepté d’être dépaysé par l’autre. Le repas s’est incarné lors de moments vécus chez des habitants, dans la boutique, dans les bars, dans les rues…

« Vouloir ce qui arrive », cet adage stoïcien a fait aimer les réalités de Mulsant.

Chiloé

Créée en 1997 par Isabelle Paquet, Chiloé défend une parole vraie et poétique, pose l’humanité comme valeur centrale de la relation entre les artistes et les spectateurs et place le sens au coeur de sa démarche.

Chiloé se définit comme « îlot d’audaces artistiques et pédagogiques », cherche à donner corps à la parole poétique et à produire de l’imaginaire en créant des spectacles mixtes (associant théâtre et autres disciplines artistiques). Le mode opératoire choisi est donc la confrontation entre artistes du théâtre, de l’écriture, de la poésie, des arts plastiques, de la photographie et de la musique.

Par ailleurs, la compagnie poursuit une réflexion autour de la création d’un lieu qui associera actions pédagogiques, résidences artistiques et diffusion.

Valérie Rouzeau

poète et traductrice

Titulaire d’une maîtrise de traduction littéraire, Valérie Rouzeau se spécialise en poésie, traduisant notamment les oeuvres de Sylvia Plath et de William Carlos Williams. Elle n’en néglige pas pour autant ses propres oeuvres, et publie successivement deux recueils bien accueillis par la critique : Pas Revoir en 1999 et Neige rien en 2000.

Outre la publication de ses poèmes dans différentes revues, elle participe régulièrement à des lectures publiques et radiophoniques, ainsi qu’à des ateliers d’écriture poétique dans les écoles.

Après avoir signé le texte d’une chanson pour l’album Paradize d’Indochine sorti en 2002, elle collabore à nouveau avec le groupe de rock français sur leur disque suivant, Alice et June, pour lequel elle écrit les paroles de Ladyboy et Talulla.

En 2004, son travail est récompensé par la bourse de création du Centre National du Livre.

La poésie de Valérie Rouzeau a été portée sur scène par Vincent Vergone (spectacle de lanterne magique avec les poèmes du recueil Récipients d’air) et dans le récital “La faute à qui” avec André Velter et l’homme orchestre Philippe Leygnac.

Bibliographie poétique sélective :

- Vrouz, La Table ronde, coll. Vermillon, 2012 (Prix Apollinaire 2012)

- Pas revoir suivi de Neige rien, La Table ronde, coll. La petite vermillon, 2010 (réédition de deux recueils de 1999 et 2000)

- Quand je me deux, Le Temps qu’il fait, 2009

- Mange-matin, Le dé bleu / L’idée bleue (collection « farfadet »), 2008

- Va où, Le Temps qu’il fait, 2002 (Prix Tristan Tzara 2002)

- Petits poèmes sans gravité, La Crypte, 1991 (Prix de la Crypte 1991)

- Je trouverai le titre après, Chambelland, 1989

Marc Bonnetin

auteur-photographe

Formé à l’EAA de Vevey (Suisse), Marc Bonnetin propose des créations photographiques qui mettent en jeu le rôle du photographe dans l’espace public (« Les déchirures de l’ombre » mois européen de la photo, Berlin 2012) au travers d’une recherche qui allie l’expression de sa sensibilité et la recherche technique adaptée. Il construit un langage photographique qui raconte et développe les univers perceptifs traversés et qui amène à une exploration du médium sous toutes ses formes de restitution (exposition, installation, montage, affiche...).

Les sujets sont multiples et sont toujours des prétextes à une expression intime, construite et élaborée dans le sens d’une remise en cause des codes conventionnels d’expression photographique (en lien avec l’ambiguité de la relation au « document »).

Il crée également avec NU Laboratoire Compagnie des univers visuels pour le spectacle vivant, usant de tous les outils numériques pour travailler et élaborer ses images en construisant les formes visuelles les plus diverses issues de la photographie.

Il participe à des projets pluridisciplinaires où le regard du photographe est nécessaire (« Roanne, pour un plaisir de l’écoute au quotidien » 2012, avec MICRO) et dans lesquels il peut continuer d’explorer les différents liens qui unissent son médium à toutes les pratiques artistiques.

www.marcbonnetin.com

Isabelle Paquet

directrice artistique, metteuse en scène et comédienne

Isabelle Paquet a suivi une formation en sociologie à Paris V, puis en théâtre et en chant.

Elle intègre en 1993 la compagnie les Héliades et participe à la création du Hublot, sous la forme d’un chantier de construction théâtral à Colombes en 1992.

Elle joue des textes de Marguerite Duras (Agatha), August Stramm (Eveil), Stanislaw Witkievicz (Le Petit Manoir), Yukio Mishima (L’Arbre des Tropiques).

Poursuivant une collaboration sur l’écriture contemporaine avec Philippe Labaune - Théâtre du Verseau, elle joue dans Les Amours de Don Perlimplin et de Bêlise en son jardin de Federico Garcia Lorca, puis dans Meurtre et Survie de Danielle Collobert.

Sa passion pour le tango chanté se révèle au sein du duo Evaristo avec le pianiste Denys Oehler.

Elle met également en scène Bernard-Marie Koltes, Thomas Bernhard, Marcel Proust, Patrick Dubost, Jean Tardieu, Frédéric Vossier, et réfléchit actuellement sur une création à partir de La Nuit des rois de Shakespeare, un projet joué exclusivement par des femmes.

Membre du CA de H/F Rhône-Alpes elle défend l’égalité professionnelle dans le spectacle vivant.

"Qu'on vive !"

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Les répétitions approchent !

7 Janvier 2014, 11:46am

Publié par Audrey Perez

Habitants du quartier Mulsant jouant sous la yourte :

    

    Édite Chambonnière

  

    Marie-Jeanne Marcadet

 

    Lydia Harrat

 

    Éric Paratcha

  

    Bernadette Diot

Les répétitions approchent !

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Appel à bénévoles !

7 Janvier 2014, 11:39am

Publié par Audrey Perez

Appel à bénévoles !

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Article paru dans le Progrès

6 Janvier 2014, 16:41pm

Publié par Audrey Perez

Carine Kranich, le 03 janvier 2014

Article paru dans le Progrès
Article paru dans le Progrès

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Avec les ados du Centre Social Marceau-Mulsant

26 Décembre 2013, 12:00pm

Publié par Audrey Perez

Avec les ados du Centre Social Marceau-Mulsant

Le 10 décembre au soir, Chiloé était au Centre Social Marceau Mulsant en présence du groupe d'ados qui réfléchit cette année autour de la thématique de la cuisine avec Aline Brun-Alaya, animatrice socio-culturelle.

Pour l'occasion, les ados ont préparé le repas. Dans une ambiance très ludique, autour d'une table digne d'un banquet, nous avons dégusté, salade, pâtes, ainsi qu'un bon gâteau au chocolat en compagnie de Marion, Morgane, Ilyès, Camélia, Chayma et Lydia qui jouera sous la yourte parmi les habitants du quartier.

Durant le repas, les enfants ont récité des poèmes de Jean De La Fontaine tels que "La cigale et la fourmi"et "Le corbeau et le renard", ils ont chanté et dansé. En outre, Ils ont usé du langage sous sa forme la plus cadencée à travers l'expression d'une joute verbale permanente !

Avec les ados du Centre Social Marceau-Mulsant
Avec les ados du Centre Social Marceau-Mulsant
Avec les ados du Centre Social Marceau-Mulsant

Le chat et le soleil
     
Le chat ouvrit les yeux,

Le soleil y entra.

Le chat ferma les yeux,

Le soleil y resta.

Voilà pourquoi, le soir

Quand le chat se réveille,

J'aperçois dans le noir

Deux morceaux de soleil.


© Fondation Maurice Carême

Le garçon rend la mangue trop chère à la caissière
Pas assez dans son porte-monnaie pas moyen là
Pas assez transpiré pas assez de liquide
D'euros d'heures au boulot pas touché le gros lot
Il a l'oeil noir le sourcil inquiété
La peau cuivrée d'aimer bien le soleil
La mangue pèse pour la peine soudain la mangue
Sur la petite balance aux fruits et aux légumes
La mangue sent le pérou le Brésil et encore
L'oléorésine jaune ou brune tétébenthine
La meilleure est celle du Mali qu'on ne trouve pas
En France où le garçon travaille et maintenant
Rien il repart voilà comme il était venu
Avec trop d'espèces pas de quoi."

Vrouz, Éd. de la Table ronde, 2012, p. 142.

Lady Gaga chante à Bercy
Gaga Lady merci elle chante
Par le bonheur de son public
Nombreux public très ébloui
Parmi lequel il y a Julie
Ma petite soeur la poucette sept
Il neige sur Noël ses guirlandes
Le dos des passants l'omnisports
Palais les fans sont gagâtés
Leur lady a pu arriver
Elle et ses vingt-huit gros camions
Hier bloqués pour cause d'hiver
Et Julie de twitter twitter
Comme un petit oiseau nouveau.

Vrouz, Éd. La Table ronde, 2012, p. 136.

Je peux rarement voir quelqu'un sans le battre. D'autres préfèrent le monologue intérieur. Moi non. J'aime mieux battre.
Il y a des gens qui s'assoient en face de moi au restaurant et ne disent rien, ils restent un certain temps, car ils ont décidé de manger.
En voici un.
Je te l'agrippe, toc.
Je te le ragrippe, toc.
Je le pends au portemanteau.
Je le décroche.
Je le repends.
Je le décroche.
Je le mets sur la table, je le tasse et l'étouffe.
Je le salis, je l'inonde.
Il revit.
Je le rince, je l'étire (je commence à m'énerver, il faut en finir), je le masse, je le serre, je le résume et l'introduis dans mon verre, et jette ostensiblement le contenu par terre, et dis au garçon: «Mettez-moi donc un verre plus propre.»
Mais je me sens mal, je règle promptement l'addition et je m'en vais.

Mes occupations, L'espace du dedans,Henri Michaud, Poésie Gallimard, (1927 - 1959)

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